IUT D'ALLIER
Département TC MOULINS
28 Rue des Geais
03000 Moulins
T. 04 70 46 86 11
F. 04 70 46 86 29
info@tcmoulins.com

Apprendre autrement... Grâce à la Banque de France.

Les 1ères années ont pu aborder le thème du
« surendettement des ménages français » en relation avec le chapitre sur la consommation des ménages de leur programme d’économie.
Durant cette rencontre en amphithéâtre, l’intervenant a en premier lieu expliqué les grandes lignes du rôle de la Banque de France dans notre société, mais également de nombreuses définitions vues par les étudiants en cours d’Economie Générale, ce qu’est l’inflation, la déflation et leur effet sur l’économie et le comportement des ménages, les contraintes européennes imposées à l’ensemble des pays membres (Inflation maitrisée), ce que sont les taux d’intérêts directeurs et le prix de l’argent actuellement.
Par la suite l’intervenant s’est concentré sur le surendettement des ménages, situation dans laquelle le ménage est dans l’incapacité de faire face à ses engagements financiers échus ou à échoir. Les étudiants ont pu constater que ce phénomène touchait des personnes allant de 18 à 70 ans, mais également toutes les classes sociales. L’intervenant à également expliquer les mesures prises en cas de surendettement trop « régulier » ou en cas de fraudes.
Enfin, pour répondre aux questions des étudiants, il a expliqué l’utilisation et la création des billets, en relevant le fait que les pays nord européens utilisent plus de « gros » billets tels que des 100, 200, alors que les pays du sud de l’Europe eux préfèrent les petites sommes à savoir les billets d’une valeur de 5,10 et 20 euros.
 

 

Dans la continuité de leur programme d’économie les 2èmes années ont abordé le thème de la "crise financière".
L’adjoint au directeur de la Banque de France au cours de son intervention a commencé par rappeler les origines de la crise économique mondiale que nous traversons actuellement.
La crise des subprimes qui a débuté en 2007 aux Etats-Unis, est due à la facilité d’accès au crédit pour des ménages à faibles revenus. Les institutions financières ont cherché à réduire le risque associé à ces crédits en créant des produits financiers mélangeant ces crédits à d’autres créances, c’est la titrisation, les établissements financiers se sont revendus les titres immobiliers afin que la charge de la redevance revienne à un autre acteur financier.
Le risque est apparemment réduit, mais les produits titrisés sont opaques, les investisseurs ne connaissent pas exactement le niveau de risque associé à ces produits. Les crédits titrisés se diffusent auprès de nombreux investisseurs qui en sous-estiment les risques. Les défauts de paiement se multiplient sur le marché immobilier aux Etats-Unis et mettent en difficultés des institutions financières. Ce phénomène a entrainé un éclatement de la bulle immobilière.
Les institutions financières deviennent méfiantes et restreignent les crédits accordés ne disposant plus de fonds propres pour répondre aux besoins de financement des agents économiques.
Cette crise, qui touche dans un premier temps les établissements financiers, c’est ensuite déportée sur l’économie réelle en impactant les ménages et les entreprises (faillites, chômage, récession), ainsi que la quasi-totalité des pays développés.
La zone monétaire européenne n’a pas été épargnée par les effets de cette crise. En effet, les puissances européennes telles que la France ou l’Allemagne se sont retrouvées en possession de ces titres sans valeurs, tout comme la Grèce, le Portugal, ou l’Espagne. Cependant ces différents pays n’ont pas su réagir de la même manière face aux difficultés provoquées par la possession de ces titres. De plus, la France et l’Allemagne ont pu soutenir leurs établissements financiers par une intervention de l’Etat.

Les pays membres de la zone européenne ont eu un débat sur la possibilité de retirer la Grèce de l’UE. Après avoir évalué les avantages et les limites de ces deux possibilités, l’une entrainant la remise en question du système européen et la chute de la Grèce, l’autre obligeant les pays membres à devoir faire des efforts financiers pour effacer la dette Grecque et lui permettre de rester au sein de la zone européenne. A l’évidence l’UE a choisi d’aider la Grèce en lui effaçant une partie ses dettes financières auprès des pays membres de l’union européenne.

Enfin, l’intervention de M. Zago s’est conclue par différentes questions de la part des étudiants concernant l’Europe actuelle, la mondialisation, et le retour éventuel aux Francs. L’Europe est un système qui présente quelques imperfections, mais reste une force indéniable pour les pays membres qui regroupés forment une puissance mondiale. La mondialisation a créé une interdépendance entre les pays qui aujourd’hui ne serait-ce que pour les échanges internationaux ne peuvent se passer les uns des autres.
Cependant, il faut souligner que la mondialisation entraine des inégalités entre ces mêmes pays. Concernant l’éventuel retour du Franc dans notre économie et la sortie de la zone euro, nous avons pu conclure avec l’aide de notre intervenant qu’il ne serait pas judicieux de prendre une telle décision puisque les monnaies ont des valeurs et qu’un retour aux Francs engendrerait une chute de la valeur de cette monnaie, soit une dévaluation involontaire du franc, qui serait considérée comme nouvelle sur le marché. De plus l’euro a une position forte sur le marché des échanges internationaux et peu rivaliser avec le dollar.

 

Maxime Ludwikowski
Matthieu Ducourtial
Pauline Gautier de Breuvand